Jacques LUCAS

Jacques LUCAS, né à Fontaine-Le-Comte, France, en 1944.

POITOU

1963: Première exposition de peinture à Poitiers. Licence et maîtrise d'histoire de l'art et d'archéologie. Universités de Poitiers et de Rennes.

BRETAGNE

La maison de l'Essart, peinte avant d'être sculptée.

1965-1975: Fonctionnaire au Ministère des Affaires Culturelles (Conservation des Monuments Historiques de Rennes).

1975-1988: Fondateur et exploitant de sociétés commerciales et de revues d'art et de communication: SDRAIC, GCIR, SEDORCOM, LEXIQUE ART.

1988-1992: Dirigeant de la première entreprise de Vitraux d'Art de France (ARP France, 50 personnes et CAIRN inc. Québec). Cessation d'activité en Juillet 1992.

NICE

1992-1997: Atelier provisoire du 11 Avenue Sainte Marguerite. NICE.

Depuis trente ans, expositions de groupes et personnelles en galeries, salons et Maison de la Culture: France, Belgique, Allemagne, USA. Créations d'espaces monumentaux sculptés. 2000 peintures répertoriées. Film "Balade en Bretagne" Association CINEMA GUICHEN.Nombreux articles dans revues et journaux. Télévision: FRANCE 3 OUEST (J.T des 15.06.88 et 07.09.93)

JL1997

Jacques Lucas parle de sa maison:

" Une maison qui sort de l'ordinaire"...on peut imaginer tous les qualificatifs employés par ceux qui voudraient bien classer LA MAISON SCULPTEE de l'Essart, dans une catégorie précise. Pour les uns, elle est apparentée à " l'architecture singulière", pour les autres, c'est de "l'art brut", en passant par l'art naïf, la sculpture illuminée...sans compter les références à Gaudi, le facteur Cheval, Tatin, l'art amérindien...

Enfin beaucoup de gens qui la visitent, se demandent ce qui peut produire l'envie et la capacité chez quelqu'un, de réaliser une architecture de ce genre.

Je peux répondre à cela par ma propre expérience. J'ai d'abord toujours aimé, comme beaucoup, faire des cabanes, lorsque j'étais enfant, et assembler énormément de matériaux dissemblables. Je me faisais mes propres jouets. J'ai par ailleurs été touché vivement et très tôt par l'atmosphère des cathédrales et des églises médiévales sculptées de Poitiers. J'y trouvais une odeur qui m'était apparentée. Ce n'est pas un hasard, si c'est dans cette même ville et à l'Hôtel Fumé, dans une salle où Rabelais a probablement travaillé, que j'ai commençé la licence et la maîtrise d'histoire de l'art et d'archéologie. De même que plus tard, alors que mon métier était de répertorier les ossuaires, calvaires, chapelles et fontaines du Finistère, pour le compte du Ministère des Affaires Culturelles, à la Direction de l'Architecture de Rennes, j'ai été frappé par la diversité et l'abondance des sculptures bretonnes de ces quatre derniers siècles, qui parsèment et ponctuent nos régions de l'ouest. Intrigué également par leur facture...elles aussi ont un peu "art brut", et en ce sens très modernes, comme sont "art brut" les développements du Facteur Cheval et le travail de Gaudi en Espagne. Bien sûr, j'avais assez tôt dévoré tous les livres que j'avais trouvés sur les sculptures et l'architecture amérindiennes, asiatiques, égyptiennes...et j'avais lu plusieurs fois le Musée Imaginaire de la Sculpture Mondiale et tous les livres d'art de Malraux...

Il y avait donc dans tout cela quelquechose de funèbre de joyeux et de pas très conformiste, de sacré et d'instinctif...une sorte de carrière de matériaux où j'ai toujours puisé pour peindre et sculpter.

C'est en 1967 que j'ai fait la connaissance de Robert TATIN. On ne peut nier que cette rencontre a été décisive dans le début des travaux de LA MAISON SCULPTEE. Egalement dans l'évolution de ma peinture de l'époque. Je n'ai jamais travaillé à la Frênouze où il habitait et où se trouve actuellement son Musée, mais j'avais gardé des relations suivies avec lui jusque dans les années 75. Il m'en est resté beaucoup de coeur.

Voilà pour les influences. Il reste que mon véritable maître a été et reste l'Essart lui-même, c'est à dire cette MAISON SCULPTEE qui ne cesse de se développer. Cette maison a absorbé mon énergie et celle de mes proches, mais l'a aussi décuplée, depuis une trentaine d'années, et d'avoir réalisé cet oeuvre, a modifié mon comportement.

J'ai arrêté les gros travaux depuis 1986. Ces dix dernières années ont laissé le temps à nature et sculpture de cohabiter de prendre chacune leur place, comme le montrent les photos du dossier. Ces dernières années, je les ai passées à développer la première entreprise de Vitraux d'Art de France (ARP 50 personnes). Après un revers de fortune, je vois aujourd'hui la possible destruction de LA MAISON SCULPTEE et l'éventualité de ne plus pouvoir y travailler.

Depuis trois ans, je reviens périodiquement y faire de la sculpture et de la peinture...

J'ai l'intention d'y ouvrir maintenant un chantier de nouvelles sculptures monumentales, sur la même superficie d'un hectare. Mais les nombreux croquis laissent à penser qu'il s'agira d'un art totalement différent...reste à savoir quel accueil lui feront les statues et les murs gravés en place...ainsi que les hommes.

Mars 1997. J.L.

JL1997

1997...

Depuis juillet 1992, Jacques LUCAS vit d'une façon précaire, partagé entre la Bretagne où il travaille à LA MAISON SCULPTEE en été et son atelier provisoire de NICE où il prépare ses expositions de peinture en hiver.

EXPOSITIONS RECENTES

Novembre 1996. ATELIER DE LA LANTERNE. NICE.

Février 1997. Galerie Barbara Pelaud. CANNES.

Avril 1997. LA STATION, Bd Gambetta. NICE.

Juin 1997. ATELIER DE LA LANTERNE. NICE. "Peinture de texte. Texture de son".JL1997

PROJETS IMMEDIATS

Réalisation d'un film sur ses préoccupations actuelles: traces graphiques et sonores des textes écrits (Musique Techno:FT Sound team ( France techno) Textes: Marie-France Lucas, Film: JPL. Cinema, Images de synthèse: PJ. LIEVAUX)

Organisation de la poursuite des chantiers annuels de LA MAISON SCULPTEE en relation avec les collectivités locales, et transfert du savoir-faire.

1998/ Plein de nouvelles peintures

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